Jeune mais néanmoins importante, Oran connait une époque d’instabilité entre 902 et 1082 , passant pricipalement, entre les mains des Omeyyades et des Fatimides mais aussi, d’autres tribus berbers : Maghrawa et Sanhaja. Durant cette époque, Oran passe plusieurs fois sous l’autorité des Fatimides puis des Omeyyades, Elle est détruite puis reconstruite plusieurs fois, et elle connaîtra enfin, une stabilité sous commandement Omeyyade en l’an 1016. [1] durant lequel, la ville passe sous le règne des Azdajioun, fraction prêtant allegeance à la dynastie omeyyade. Pendant cette époque Oran connait un grand essor économique, culturel et militaire car elle devient une importante base maritime. [2]
Quelques années plutard, en 1082, Oran va tomber entre les mains des Almoravides . Yousuf ben Tashfin, le fondateur de la dynastie Almoravides s’empare de la ville. Durant cette époque, Oran grandit encore et devient un vrai pôle economique dans la région , elle reste sous l’ autorité almoravide jusqu’ en 1145. [3]
Entre 1145 et 1238, Oran tombe entre les mains des Almohades. Abd el Mu’min assiège la ville en 1145, et s’en empare après avoir tué le dernier sultan Almoravides. [4] Durant cette époque, Oran connut un âge de richesse économique et culturelle, en témoigne, l’accord signé par le sultan Almohades Yaakoub El Mansour avec plusieurs villes européennes, cet accord marque l’accroissement de la venue des hommes d’affaires et investisseurs européens à Oran. Les échanges avec l’Europe sont à ce moment, à leur apogée et la ville prend une plus grande dimension économique et commerciale.
Mohamed Al Idrissi, très célèbre géographe arabe, consacre une page à Oran :
« Wahran est près du bord de la mer, elle fait face à Alméria sur la côte d’Andalousie dont elle est séparée par deux journées de navigation. Marsa al Kébir est un port qui n’a pas son pareil dans tous les rivages de la Bérbérie. Les navires d’Andalousie y viennent souvent. On trouve à Wahran des fruits à profusion. Ses habitants sont des hommes d’action, puissants et fiers »
Longtemps restée sous contrôle des Almohades, Oran ne résistera pas à l’apparition et la montée en puissance des Zianides à Tlemcen en l’an 1236. Ces derniers ont pris contrôle de la ville et de ces environs. Oran entre ensuite dans une période d’instabilité, ou elle va passer alternativement entre les mains des Hafsides, des Marinides et des Zianides. Elle est, notamment, le point de départ de la campagne du sultan Abou Hassan El Marini sur la Tunisie en 1347, c’est aussi pendant cette époque que fut construit Borj El Ahmar et Borj El Mersa El Kebir, qui sont deux des points les plus importants dans la défense de la ville contre les offensives européennes ,au cours des années suivantes. [5] Et malgré cette période d’instabilité, Oran n’a pas perdu son importance économique et culturelle, elle connu alors une riche activité commerciale. Elle devint une plaque touranante du commerce dans la région. C’est un point de transit de toutes les variétés de marchandises du Maghreb vers l’Europe. La chute de Grenade en 1492, entraine la fuite d’un grand nombre de musulmans d’Andalousie vers Oran qui va leur offrir son Hospitalité et sa sécurité.




